Dans une pétition, l’organisation « Protection Suisse des Animaux » (PSA) demande que les propriétaires de troupeaux de moutons non surveillés ne soient plus soutenus financièrement par l’Etat. Elle exige aussi une plus grande tolérance envers des grands prédateurs. Autrement dit, la PSA accuse une grande partie des éleveurs de négligences.

Communiqué de presse du 6 novembre 2015 de l’Association suisse pour un territoire sans grands prédateurs

L’Association suisse pour un territoire sans grands prédateurs rejette ces accusations et démontre que les auteurs de cette pétition font preuve d’ignorance par rapport aux réalités et aux conditions rencontrées dans les régions de montagne.

La pétition de la PSA inique qu’environ 2% des 200’000 moutons estivés sont perdus durant la saison d’estivage. L’Association suisse pour un territoire sans grands prédateurs demande d’indiquer quelle est l’origine de ces chiffres qui semblent erronés. D’autre part, quelque soient les conditions de détention des moutons, les accidents sont inévitables. De plus, les diverses mesures de protections recommandées par la Confédération ne permettent pas de supprimer les attaques du loup et la mort de moutons. Les chèvres et les moutons qui sont amenés sur les alpages, permettent d’entretenir ces surfaces, tout en favorisant la biodiversité.

La présence de chèvres et de moutons évite que les zones d’estivage ne se referment, au profit de l’extension des forêts. En lançant le label « moutons d’alpage », les producteurs ont d’ailleurs compris qu’ils pouvaient mieux positionner sur le marché des bêtes qui passent une bonne partie de l’année en montagne. De cette façon, ils contribuent également à réduire l’importation de viande provenant souvent d’outre mer.

L’Association PSA demande notamment, que les alpages ne pouvant être protégés soient tout simplement abandonnés. Cette revendication, de même que la suppression des soutiens financiers de l’Etat, visent injustement les éleveurs. Le Conseil fédéral ne se laissera sans doute pas impressionner par les arguments figurant dans cette pétition. D’ailleurs, une grande partie des signataires sont certainement des personnes méconnaissant les tâches et les difficultés liées à l’élevage de bétail en montagne. Si ce n’était pas le cas, ils sauraient que le regroupement des moutons au sein d’enclos, dans le cadre de mesures de protection des troupeaux, tels que préconisées par la PSA, favorisent la transmission de maladies.

Informations complémentaires :
G. Schnydrig Tél. 0041 078 736 62 58
Co-président de l’Association suisse pour un territoire sans grands prédateurs

www.lr-grt.ch

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